Musées et collection, 20/10/10.

Publié le par l1infocom.2010.2011.over-blog.net


En droit d'auteurs français, une idée n'est pas protégée. Il y a un 3è paradoxe sur le problème de la communication car lorsqu'il s'occupe d'art contemporain, c'est incommunicable. Il y a toute une série de choses qui rendent les critères très (trop) diverses pour que l'on puisse s'accorder. Il n'y a pas de médiation entre l'oeuvre et le public car le spectateur est dans le même temps que l'ouvre lorsqu'il la regarde.

 

(citation de yves cusset)

 

La communication n'est possible qu'à partir du moment ou l'on a des normes communes. Les solutions proposées sont illusoires comme, par exemple, le guide/animateur dans les musées, le prospectus, sites web, vidéos, émissions et enfin la catalogue d'exposition qui contient des reproductions de l'oeuvre ainsi que des discours explicatifs fait par des auteurs. Le dialogue entre le public peut aussi aider. D'une manière générale, la compréhension passe par le langage et le discours. Plus de difficultés à interpréter une oeuvre récente qu'il oeuvre ancienne car on a pas eu le temps de prendre de la distance.

 

B) Image et oeuvre d'art.

 

                    I) Discipline de l'image.

 

La question de la communication passe par le visuel dans les musées, donc par l'image. Y'a t-il une différence entre une image et une oeuvre d'art ? Dans un premier temps, on peut déclarer qu'il n'y en a pas car il y a une sorte de continuité entre l'image et l'oeuvre d'art. (Il y a une distinction entre art majeur et art mineur). Deuxièmement, on peut faire la distinction entre la beauté artistique et la beauté naturelle (la nature), la fabrication et la nature. On veut alors savoir si une image ce serait pas quelque chose qui aurait une beauté naturelle et l'oeuvre la beauté artistique. L'image aurait alors une fonction utilitaire dans ce contexte là. Si on considère qu'une image n'a pas de fonction politique ou religieuse, on ne peint plus d'oeuvres de ce type. Le musée est une machine à exposer donc son champ d'action est le visuel. On se pose la question des arts visuels et de la communication.

Qu'est ce qu'un phénomène de communication ?

C'est ce qui se passe lorsqu'un émetteur émet un message transmis par un canal avec un récepteur de l'autre coté. Plusieurs accidents de communication sont possible durant ces étapes. Les modalités changent selon le type de communication, il y a donc une grande variété de communication.

 

Emetteur et récepteur :

psychologie, histoire, histoire de l'art, esthétique, anthropologie.

 

Message émis et reçu :

linguistique, sémiotique, histoire des arts, esthétique, anthropologie.

 

Problème de communication, message brouillé, lorsque les mécanismes sont mal utilisés. Quand on parle d'art les mécanismes qui vont servir à fabriquer l'oeuvre le savoir-faire technique, les règles d'art. Lorsque le langage parlé ne convient pas on passe généralement au langage par geste. Le message pour nous, c'est l'oeuvre d'art.

Code : règles de construction du message qui peuvent être modifiées par les artistes. Ce travail sur le code c'est aujourd'hui l'activité principale des artistes.

 

Définitions.

 

La notion d'image est liée à la notion de représentation. Une représentation c'est la présentation d'une chose par des moyens autres que la chose elle même. La notion d'imaginaire est aussi liée à la notion d'image, cela veut dire que la notion d'image à voir avec deux qualités : l'immatériel et la fugacité (le fait que les choses passent dans le temps). Troisième aspect, l'image n'est pas seulement une reproduction, c'est une transposition, une interprétation du réel. L'image est un réel intrinsèque.

 

Histoire de l'art et esthétique.

 

Un certains nombre de disciplines nous permettent d'aborder le phénomène de la communication, comme l'histoire de l'art. Première discipline qui s'est préoccupée de questions liées à l'esthétique. L'histoire de l'art nait surtout avec 3 ouvrages principaux au milieu du 15è siècle et au début du 16è siècle, c'est à dire vers le début des temps modernes. Le premier ouvrage vient d'un peintre italien Cennino Cennini (vers 1370 – vers1440), Libro Dell' Arte qui répertorie les techniques d'oeuvre d'art. Leone-Battista Alberti a écrit un traité « de la peinture » en 1435 qui aborde l'art du point de vue des savoir-faire techniques. Le troisième peintre (Giorgio Vasari, 1511-1574) a écrit le livre « Vies des plus remarquables architectes, peintres, et sculpteurs italiens » il parle alors de la vie des artistes qu'il considère comme les plus remarquables.

Deux aspects comptent beaucoup : la technique et les questions d'individualité au sujet de personnes considérées comme exceptionnelles.

Comte de Caylus entame une classification des oeuvres d'arts avec son ouvrage « Recueil d'antiquités égyptiennes étrusques et romaines, entre 1757 et 1767.

Johan Joachim Wwinckelmann, catalogue descriptif et de classifications.

Denis Diderot : réflexions sur la notion de style.

 

Iconographie, en France, Emile Mâle.

 

René Huyghe (1906/1997), psychologie de l'art.

Pierre Francastel, sociologie de l'art, art spécifique de la fête à travers des peintures.

 

On a des méthodes de travail, pratiques de la discipline diverses. La première est le catalogue descriptif, à partir de ce corpus on essaye d'extraire des informations. Deuxième méthode, tentative de conceptualiser, classifier et juger le style. Finilité, le catalogue et la description qui permettent de faire des classifications et d'essayer de fonder un jugement de goût (ce qui est une oeuvre de qualité ou pas).

 

Diversifications des méthodes et façon d'appréhender l'histoire de l'art qui sont de plus en plus liées à d'autres disciplines telles que la sociologie, la psychologie, etc.

 

Philosophie et esthétique.

 

L'esthétique s'intéresse moins à l'interprétation des images qu'à la question du jugement, c'est à dire, à la question de savoir comment on peut définir le beau, un chef oeuvre, ce qui distingue l'art de ce qui n'en est pas.

Au 16è siècle, l'évolution qui se produit faire apparaître des personnalités, individualités. Avant l'art était fondé sur l'imitation et la répétition des oeuvres, modèles. Néanmoins, on s'apercoit avec les antiques qu'il y a des différences distinctes entre les oeuvres. Le fait qu'il y ait des différences de qualité amène à penser que cela correspond peut être à des différences de personnalités. La notion de génie apparaît. En conséquences, lorsqu'on se pose des questions sur ce qu'est le beau, il a y une question de la communicabilité qui apparaît sur cette notion de beau. Deuxième problème, avec la naissance de la critique on commence à juger en même temps que de remettre en cause la tradition, la notion d'originalité est mise en avant et distinguerait un individu d'un autre. Troisième problème, savoir si il y a une rationalité possible avec le concept de beau qui se fonde d'abord sur un aspect sensible (donc non rationnel a priori). Si le sensible est distinct de la rationalité, alors la notion de beauté est subjective. Deux grandes orientations pour répondre aux questions :

  • Si le beau est purement sensible et que l'on recherche un consensus, ce dernier est impossible donc on instaure un relativisme des critères.

  • Si le beau est relatif, alors on doit s'efforcer à trouver des critères de jugement du beau, trouver des règles pour argumenter en matière d'art. Nécessité d'argumenter qui entraine la question suivante : pour pouvoir argumenter, il faut pouvoir mettre de l'objectivité sur la subjectivité.

Au 18è siècle, on va avoir trois théories qui se distinguent et fonctionnent les unes par rapport aux autres.

  • Le classicisme cartésien qui est une tendance plutôt rationaliste. Concept développé par Boileau, il dit alors qu'il y a qu'un moyen de sortir du problème : faire référence aux anciens et aux traditions comme normes. Avec le cartésialisme, on comprend que l'individu a une pensée libre, donc ca veut dire qu'il est capable de juger par lui même et il est alors en droit d'exercer une critique sur la tradition. Boileau, déclare alors qu'il convient d'imiter la nature car l'universalité du bon goût tient aux rapports au monde objectif dévoilé par la raison, c'est à dire, la nature est parfaite donc on doit se fonder sur elle pour trouver les modèles qui conduiront à la beauté absolue. Le génie classique c'est celui qui découvre, gràce à son intelligence, la beauté qui se trouve dans la nature. La beauté est l'expression sensible de la vérité.

  • Théorie qui vient d'Angleterre, Hume (philosophe) dit que la beauté est ce qui réjouit nos organes sensoriel, c'est à dire, ce qui nous fait plaisir. En conséquence, le beau plait encore de manière quasi universelle puisque nous avons tous les même organes.

 

Descartes contre Pascal : les Anciens et les Modernes.

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